# Procrastination : définition, causes et conséquences

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> La procrastination, c’est remettre à plus tard ce qu’on avait prévu de faire en sachant qu’on le regrettera. Définition, exemples, causes et conséquences.

**Guide · 9 min de lecture**

# La procrastination : définition, causes et conséquences

Ce que veut dire procrastiner, d’où vient le mot, pourquoi on le fait, ce que ça coûte et à quel moment il vaut mieux en parler à quelqu’un.

Par l’équipe Startr · Publié le 25 octobre 2026

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**La réponse courte**

La procrastination est le fait de remettre à plus tard une tâche qu’on avait prévu de faire, tout en sachant que ce retard risque de nous coûter. Le mot vient du latin _procrastinatio_, formé sur _cras_, « demain ». Procrastiner a peu de rapport avec la paresse : la recherche montre qu’on repousse surtout les tâches qui nous mettent mal à l’aise, pour se sentir mieux tout de suite, et qu’on le paie ensuite en stress. Presque tout le monde procrastine de temps en temps, et on estime qu’environ 15 à 20 % des adultes le font de façon chronique.

## Définition de la procrastination

Le Larousse définit la procrastination comme la « tendance à ajourner, à remettre systématiquement au lendemain ». Le verbe procrastiner veut dire « remettre systématiquement au lendemain », et la personne qui le fait est un procrastinateur ou une procrastinatrice. On dit aussi atermoyer, temporiser ou, dans la langue familière, remettre aux calendes grecques.

Les chercheurs utilisent une définition plus précise. Pour Piers Steel, chercheur à l’université de Calgary, procrastiner consiste à retarder volontairement une action qu’on avait l’intention de faire, alors qu’on s’attend à être plus mal à cause de ce retard (Steel, 2007). Chacun des trois éléments compte. Le report est volontaire, puisque rien ne t’empêche de commencer. La tâche est voulue, puisque tu avais prévu de la faire. Et tu sais que tu vas le regretter, ce qui distingue la procrastination d’un simple choix de priorités.

Repousser une tâche ne revient donc pas toujours à procrastiner. Attendre d’avoir toutes les informations avant de décider, ou laisser de côté une tâche sans importance pour s’occuper d’une urgence, sont des choix raisonnables. On parle de procrastination quand le report n’a pas de bonne raison et qu’on le sait.

## D’où vient le mot « procrastination » ?

Procrastination vient du latin _procrastinatio_, « ajournement », formé de _pro_ (« en avant ») et de _crastinus_ (« du lendemain »), lui-même dérivé de _cras_, « demain ». Mot à mot, procrastiner revient à pousser une chose vers demain.

## Exemples de procrastination

La procrastination se reconnaît moins à ce qu’on fait qu’à ce qu’on évite. Pendant qu’une tâche attend, on est souvent très occupé à autre chose, et cette autre chose a l’air utile.

| Ce qu’on repousse | Ce qu’on fait à la place | Ce que ça coûte ensuite |
| --- | --- | --- |
| Déclarer ses impôts | Ranger son bureau, trier ses mails | Une soirée de stress la veille de la date limite |
| Écrire son mémoire | Relire ses notes pour la cinquième fois | Des semaines de culpabilité et un rendu fait dans l’urgence |
| Prendre rendez-vous chez le médecin | Se dire « j’appellerai lundi », chaque semaine | Un problème de santé qui traîne |
| Répondre à un mail délicat | Répondre d’abord à tous les mails faciles | Un mail encore plus difficile à écrire une semaine plus tard |
| Renvoyer un formulaire administratif | Le laisser sur la table de l’entrée | Un dossier bloqué ou une pénalité de retard |
| Aller se coucher | Regarder encore un épisode | Une journée de fatigue le lendemain |

L’exemple du formulaire vient de la recherche. Dans une étude de l’Institut du Cerveau, à Paris, les chercheurs ont mesuré la procrastination dans la vie de tous les jours en regardant combien de temps les participants mettaient à renvoyer des formulaires administratifs remplis (Le Bouc et Pessiglione, 2022).

## Les différents types de procrastination

Il n’existe pas de classification officielle des types de procrastination, mais les chercheurs décrivent quelques formes qu’il est utile de savoir reconnaître.

### Occasionnelle ou chronique

Presque tout le monde repousse une tâche de temps en temps. La procrastination devient chronique quand elle touche la plupart des domaines de la vie et qu’elle dure depuis des années. Dans une enquête menée auprès de 211 adultes, environ 20 % se décrivaient comme des procrastinateurs chroniques (Harriott et Ferrari, 1996), et une revue de la recherche situe cette proportion entre 15 et 20 % des adultes (Steel, 2007).

### La procrastination scolaire

Chez les étudiants, elle est encore plus répandue. D’après les estimations rassemblées par Piers Steel, 80 à 95 % des étudiants procrastinent, et près de la moitié le font de façon régulière et problématique (Steel, 2007).

### La procrastination du coucher

Il s’agit de ne pas aller se coucher à l’heure prévue alors que rien ne nous en empêche. Des chercheurs lui ont donné ce nom en 2014 et ont montré qu’elle était liée au manque de sommeil (Kroese et al., 2014). Quand on retarde le coucher pour récupérer un peu de temps à soi après une journée trop remplie, on parle aussi de [revenge bedtime procrastination](https://startr.online/revenge-bedtime-procrastination) (guide en anglais).

### La procrastination décisionnelle

On peut aussi repousser une décision, comme choisir un logement ou changer de travail. Certains auteurs ont proposé trois types de procrastinateurs (par goût de l’adrénaline, par évitement, par indécision), mais une analyse portant sur plus de 4 000 personnes n’a pas confirmé ce découpage (Steel, 2010).

### Et la précrastination ?

La précrastination est le travers inverse : se dépêcher de faire une tâche, même quand attendre serait plus malin. Dans les expériences qui ont donné son nom au phénomène, des étudiants devaient porter un seau jusqu’au bout d’une allée. Ils choisissaient souvent le seau le plus proche d’eux, quitte à le porter plus loin, comme pour cocher l’étape au plus vite (Rosenbaum et al., 2014).

## Pourquoi procrastine-t-on ? Les causes psychologiques

On procrastine surtout parce qu’une tâche nous paraît désagréable et que la repousser procure un soulagement immédiat. Dans la plus grande revue sur le sujet, qui rassemble 691 corrélations, Piers Steel a trouvé que les facteurs les plus liés à la procrastination étaient l’aversion pour la tâche (à quel point elle paraît pénible, ennuyeuse ou floue), le manque de confiance dans sa capacité à la réussir, l’impulsivité et la facilité à se laisser distraire. La tendance à s’ennuyer vite en fait aussi partie (Steel, 2007).

### Une façon de se sentir mieux tout de suite

Les psychologues Fuschia Sirois et Timothy Pychyl décrivent la procrastination comme une manière de réparer son humeur à court terme (Sirois et Pychyl, 2013). Éviter une tâche qui provoque de l’anxiété, de l’ennui ou un sentiment d’incompétence fait disparaître le malaise sur le moment, et le coût arrive plus tard.

### L’effort paraît plus léger quand il est repoussé

En 2022, deux chercheurs de l’Institut du Cerveau ont observé en IRM que les personnes qui procrastinent le plus sont celles pour qui l’effort à fournir paraît beaucoup plus léger dès qu’il est repoussé, alors que la récompense garde presque tout son attrait (Le Bouc et Pessiglione, 2022). Faire la tâche demain semble donc presque aussi gratifiant que la faire aujourd’hui, et bien moins pénible. Le lendemain, le même calcul recommence.

### Ce qui compte moins qu’on le croit

Le perfectionnisme et l’anxiété sont souvent présentés comme les grandes causes de la procrastination, et les données sont moins nettes. Dans la revue de Steel, les procrastinateurs étaient plutôt moins perfectionnistes que les autres, et le lien avec l’anxiété était faible. La peur de l’échec joue un rôle, surtout à travers le manque de confiance en soi (Steel, 2007). Le guide [Why do I procrastinate?](https://startr.online/why-do-i-procrastinate) (en anglais) détaille six raisons fréquentes et ce qui aide pour chacune.

## Quelles sont les conséquences de la procrastination ?

À court terme, procrastiner soulage. À plus long terme, la procrastination est associée à plus de stress, à de moins bons résultats et à une moins bonne santé. Dans une étude qui a suivi des étudiants pendant un semestre, ceux qui procrastinaient étaient moins stressés et moins souvent malades au début, puis plus stressés et plus malades à la fin. Sur l’ensemble du semestre, ils avaient été plus malades et avaient eu de moins bonnes notes à tous les devoirs (Tice et Baumeister, 1997).

Une étude suédoise plus récente a suivi 3 525 étudiants. Plus ils procrastinaient au départ, plus ils avaient, neuf mois plus tard, de symptômes de dépression, d’anxiété et de stress, un sommeil de mauvaise qualité, peu d’activité physique, un sentiment de solitude et des difficultés financières (Johansson et al., 2023). Ce type d’étude montre une association, sans prouver que la procrastination cause ces problèmes. Le lien tenait pourtant après la prise en compte de nombreux autres facteurs.

## Procrastination ou paresse : quelle différence ?

La paresse consiste à ne pas avoir envie de faire un effort et à s’en accommoder, alors que la procrastination consiste à vouloir faire quelque chose, à ne pas y arriver et à s’en vouloir.

|  | Procrastination | Paresse |
| --- | --- | --- |
| L’intention | Tu veux faire la tâche | Tu n’as pas envie de la faire |
| Pendant ce temps | Tu t’occupes, souvent beaucoup | Tu te reposes |
| Ce que tu ressens | Culpabilité, stress, pensées qui tournent en boucle | Plutôt du confort, au moins sur le moment |
| Ce qui aide | Rendre le début plus facile et moins menaçant | Trouver une raison de s’y mettre, ou accepter de ne pas le faire |

Beaucoup de gens qui se disent paresseux sont en fait des procrastinateurs très actifs, qui rangent et rendent service pour éviter la tâche qui les inquiète.

## Dépression et procrastination : quel lien ?

La dépression et la procrastination sont liées, et le lien semble aller dans les deux sens. Dans la revue de Steel, la corrélation moyenne entre dépression et procrastination est de 0,28. Elle s’explique surtout par le manque d’énergie, qui rend chaque tâche plus lourde à commencer. Steel rappelle aussi que les personnes déprimées ont souvent du mal à prendre plaisir à leurs activités et à se concentrer (Steel, 2007). Dans l’autre sens, l’étude suédoise citée plus haut a trouvé que les étudiants qui procrastinaient le plus avaient davantage de symptômes dépressifs neuf mois plus tard (Johansson et al., 2023).

Si tu te sens triste, vide ou sans énergie presque tous les jours et que ça ne s’améliore pas au bout d’environ deux semaines, parles-en à ton médecin, comme le conseille le Vidal.

## Procrastination chronique : quand demander de l’aide ?

La procrastination mérite qu’on demande de l’aide quand elle dure, touche plusieurs domaines de ta vie et te fait souffrir malgré tes efforts. Par exemple quand les retards ont des conséquences sérieuses sur ton travail, tes études, ton argent ou ta santé, quand la culpabilité ne te quitte plus, ou quand tu as l’impression de ne plus réussir à commencer quoi que ce soit.

La procrastination ne fait pas partie des diagnostics médicaux, ce qui ne l’empêche pas de se travailler avec un psychologue, notamment en thérapie cognitive et comportementale (TCC). Dans un essai contrôlé mené en Suède auprès de 150 personnes, une TCC suivie sur internet a réduit la procrastination par rapport à un groupe placé en liste d’attente, avec ou sans l’accompagnement d’un thérapeute (Rozental et al., 2015).

Si tu as du mal à te concentrer depuis l’enfance et que tu n’arrives à travailler qu’à la dernière minute, un TDAH peut faire partie de l’explication, et un médecin peut faire le point avec toi. Le guide [ADHD and procrastination](https://startr.online/adhd-procrastination) (en anglais) explique ce lien.

## Comment arrêter de procrastiner ?

Pour arrêter de procrastiner, le plus efficace est de rendre le début de la tâche plus facile : une première étape de deux minutes, une heure et un lieu fixés à l’avance, et des séances courtes avec des pauses. Notre guide [pour arrêter de procrastiner](https://startr.online/fr/arreter-de-procrastiner) détaille huit méthodes, et [la méthode Pomodoro et son minuteur en ligne](https://startr.online/fr/methode-pomodoro) t’aident à tenir une fois lancé. Si tu ne sais pas par où commencer, l’[outil gratuit de première étape](https://startr.online/first-step) découpe ta tâche pour toi (en anglais, mais tu peux écrire en français). La [page d’accueil de Startr en français](https://startr.online/fr/) montre comment l’app réunit ces méthodes.

## Les questions qu’on se pose souvent

### La procrastination est-elle une maladie ?

Non. C’est un comportement que presque tout le monde connaît. Elle peut accompagner certains troubles, comme la dépression ou le TDAH, et quand elle te gâche la vie, un médecin ou un psychologue peut t’aider.

### Comment appelle-t-on une personne qui procrastine ?

Un procrastinateur ou une procrastinatrice. On réserve en général ces mots à quelqu’un qui remet souvent les choses au lendemain.

### Quel est le contraire de la procrastination ?

On parle de précrastination pour la tendance à tout faire immédiatement, même quand attendre serait plus efficace. Dans la vie de tous les jours, le contraire de procrastiner consiste simplement à commencer à l’heure qu’on s’était fixée.

**À essayer sur ta propre tâche**

Startr est une application contre la procrastination fondée sur les idées de ce guide. Tu écris la chose que tu repousses, l’app te propose une première étape de deux minutes, tu choisis une heure et un lieu, et au moment venu elle fait un compte à rebours puis lance un minuteur de 5 minutes. Pas besoin de créer de compte, et l’app web fonctionne sur n’importe quel téléphone ou ordinateur. Les écrans sont en anglais, mais ta première étape arrive en français.

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## Sources

1.  Larousse, Dictionnaire de français, articles « procrastination » et « procrastiner ». [larousse.fr](https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/procrastination)
2.  Wiktionnaire, article « procrastination » (étymologie et synonymes). [fr.wiktionary.org](https://fr.wiktionary.org/wiki/procrastination)
3.  Steel, P. (2007). The nature of procrastination: A meta-analytic and theoretical review of quintessential self-regulatory failure. Psychological Bulletin, 133(1), 65–94. [doi:10.1037/0033-2909.133.1.65](https://doi.org/10.1037/0033-2909.133.1.65)
4.  Steel, P. (2010). Arousal, avoidant and decisional procrastinators: Do they exist? Personality and Individual Differences, 48(8), 926–934. [doi:10.1016/j.paid.2010.02.025](https://doi.org/10.1016/j.paid.2010.02.025)
5.  Harriott, J. S. & Ferrari, J. R. (1996). Prevalence of procrastination among samples of adults. Psychological Reports, 78(2), 611–616. [doi:10.2466/pr0.1996.78.2.611](https://doi.org/10.2466/pr0.1996.78.2.611)
6.  Kroese, F. M., de Ridder, D. T. D., Evers, C. & Adriaanse, M. A. (2014). Bedtime procrastination: introducing a new area of procrastination. Frontiers in Psychology, 5, 611. [doi:10.3389/fpsyg.2014.00611](https://doi.org/10.3389/fpsyg.2014.00611)
7.  Rosenbaum, D. A., Gong, L. & Potts, C. A. (2014). Pre-crastination: Hastening subgoal completion at the expense of extra physical effort. Psychological Science, 25(7), 1487–1496. [doi:10.1177/0956797614532657](https://doi.org/10.1177/0956797614532657)
8.  Sirois, F. M. & Pychyl, T. A. (2013). Procrastination and the priority of short-term mood regulation: Consequences for future self. Social and Personality Psychology Compass, 7(2), 115–127. [doi:10.1111/spc3.12011](https://doi.org/10.1111/spc3.12011)
9.  Le Bouc, R. & Pessiglione, M. (2022). A neuro-computational account of procrastination behavior. Nature Communications, 13, 5639. [doi:10.1038/s41467-022-33119-w](https://doi.org/10.1038/s41467-022-33119-w)
10.  Tice, D. M. & Baumeister, R. F. (1997). Longitudinal study of procrastination, performance, stress, and health: The costs and benefits of dawdling. Psychological Science, 8(6), 454–458. [doi:10.1111/j.1467-9280.1997.tb00460.x](https://doi.org/10.1111/j.1467-9280.1997.tb00460.x)
11.  Johansson, F., Rozental, A., Edlund, K. et al. (2023). Associations between procrastination and subsequent health outcomes among university students in Sweden. JAMA Network Open, 6(1), e2249346. [doi:10.1001/jamanetworkopen.2022.49346](https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2022.49346)
12.  Rozental, A., Forsell, E., Svensson, A., Andersson, G. & Carlbring, P. (2015). Internet-based cognitive-behavior therapy for procrastination: A randomized controlled trial. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 83(4), 808–824. [doi:10.1037/ccp0000023](https://doi.org/10.1037/ccp0000023)
13.  Vidal, « Déprime ou dépression ? ». [vidal.fr](https://www.vidal.fr/maladies/psychisme/depression-adulte/deprime-depression.html)
